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Quelques pistes pour réaliser un journal municipal /1

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Ces articles, que nous publierons successivement, ont pour but d’aider les élus en charge de la réalisation du journal de leur commune à identifier clairement les objectifs de leur publication et à lister les moyens pour y parvenir. Nous espérons que ces quelques conseils sur le fond et la forme leur permettront de faire les choix judicieux et de répondre ainsi aux attentes de leur population.

Tisser un lien avec les habitants

Diffuser un journal, au-delà d’une volonté affirmée de transparence, c’est avoir l’occasion de partager avec les habitants un projet collectif, d’expliquer pédagogiquement l’ensemble de vos actions et réalisations, et surtout, de contribuer à tisser le fil qui, périodiquement, rattache tous les habitants à leur ville.

Le contexte d'énonciation

Le bulletin Municipal est le lieu d’énonciation de la parole officielle de l’équipe municipale. En tant que concepteur/éditeur de la publication, la commission communication se trouve donc dans la situation de parler de son action à sa population. Cette situation a plusieurs implications :

Ceux qui font le journal n’ont pas toujours le recul nécessaire pour juger des effets indirects de leur propos sur les lecteurs.

Aucun feed-back (ni de baisse des ventes ! ) sauf si vous proposez une enquête de satisfaction (excellente idée !).

Pas de droit de réponse ou de contestation possible des informations. (à part le quart de page réglementaire, destiné aux membres de l’opposition du conseil municipal).

Ce contexte particulier de l’énonciation de la parole publique à plusieurs conséquences. D’une part il contraint ceux qui sont en charge de la réalisation du journal à se mettre en permanence «à la place» des citoyens pour attester de la pertinence de leur propos et d’autre part, il implique de rechercher en permanence l’adhésion des lecteurs à une parole qui  » vient d’en haut ».

Rechercher l’adhésion des lecteurs

Définir une ligne rédactionnelle orientée vers les citoyens :

Parler simplement (pas de termes trop techniques…) et placer le citoyen au centre du discours : mis à part l’espace de «l’édito» ce n’est pas «Monsieur le Maire» qui parle mais l’intérêt collectif. Une parole simple, accessible à tous, et qui sache évoquer l’action municipale objectivement est recommandée. Le discours doit être orienté en fonction des conséquences pour la population et pas de la volonté de l’équipe municipale.
Par exemple : éviter en titre «la mairie à construit une nouvelle aire de jeux», préférer «une nouvelle aire de jeux, pour le plaisir des enfants».

De la même manière une photo de l’aire de jeux avec des enfants en train d’en profiter (et du soleil si possible !) sera bien plus efficace que des personnalités officielles en train d’inaugurer le lieu (avec un ciel de nuages, car pour une photo officielle on ne peut pas choisir alors que les enfants en train de jouer peuvent être photographiés un jour de belle lumière ! )

Rendre la parole : par l’intermédiaire d’une rubrique «portrait», donnez souvent la parole à des acteurs de la collectivité, du secteur associatif, qui ne soient pas dans l’équipe municipale, et qui, au titre de citoyens, se voient offrir un espace d’expression libre.

Montrer de belles photographies des manifestations et des paysages qui sont chers aux habitants renforce le lien affectif avec le journal.

Publier beaucoup d’informations neutres (qui ne soient pas là pour valoriser l’action de la municipalité). Informations associatives, agenda culturel, infos pratiques, interview, sont autant de manières de «rendre des services» aux administrés et donc de favoriser leur adhésion. N’oubliez pas que l’objectif pour le journal est de réussir à être apprécié par l’ensemble des habitants (y compris ceux qui ne sont pas vos électeurs…).

Inciter, à chaque numéro, les citoyens à vous envoyer leurs impressions, leurs informations collectives, leurs photos de la commune, par l’intermédiaire d’un «courrier des lecteurs».

Dans le prochain article, nous aborderons l’organisation des contenus, en commençant par le noms des rubriques et leur ordre dans le journal car cela traduit vos priorités dans l’action municipale.

Rendre compte d’un festival

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Réaliser un support pour un événement culturel est toujours un travail passionnant : tenter de traduire un flot d’émotions sur quelques pages… un vrai défi !

D’abord, il faut trier parmi 400 photos et choisir la Une (là on était tous d’accord : merci au photographe), ensuite construire les pages mais pas trop carrées, puis parler mais surtout pas trop longtemps et enfin se laisser emporter dans illustrator mais pas trop loin non plus… bref un vrai travail d’équilibre !

> Le feuilleter 

Journal Esprit Grandville

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Aldorande c’est associé à la manifestation dédié au dessinateur J.J Grandville et à son esprit critique qui l’amena à publier ses dessins satiriques sur les journaux « rebelles » , à l’époque de la Restauration : Charivari, La Caricature…
Nous avons conçu la maquette et réalisé la mise en page du journal en collaboration étroite avec François Charron, Rédac’ Chef et Président de l’association organisatrice Esprit Grandville.

Vous pouvez télécharger l’intégralité du journal

Festival Esprit Grandville, les 3, 4 et 5 juin prochain

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Aldorande rend hommage à l’œuvre iconographique et critique de Granville en réalisant la campagne de communication du festival et en réalisant un journal qui rendra compte de l’événement grâce au travail d’étudiants en journalisme, de dessinateurs, d’écrivains publics pendant ces trois journées festives et engagées.
Les 3,4 et 5 juin 2016 à Saint-Mandé, rue Grandville !

Illustrateur satirique et onirique du début du 19eme, Grandville a contribué, à travers les journaux « la Caricature », ou « le Charivari » à distiller les idées républicaines et anticléricales, durant la monarchie de juillet, jusqu’à forcer A.Thiers à rétablir la censure ! (autorisation préalable pour la publication de dessins et de caricatures).

Après des années de procès et de harcèlement, le pouvoir lui a finalement interdit en 1835 toute caricature politique. Toujours insolent, Grandville détourne cette interdiction par des dessins satiriques sur tous les aspects de la société, y compris armée, police,…